Irlande partie 1…

Jour 3
Belfast. Goose, entre le fromage et le dessert me demande d’écrire un tour report. « Tu as une belle plume » me dit il. Quel manipulateur ce Goose, je sais très bien qu’il a créé un blog mais qu’il ne sait pas trop quoi en foutre. Je décline donc cette invitation à la poésie.
Et puis en fait, j’ai quand même un peu envie de m’y coller . J’ai fait un bac L, faut que bien que ça me serve à un moment ou un autre. C’est maintenant. Reprenons donc depuis le début.
Tout à donc commencé un beau jour de mars 1980 quand je suis venu au mon… Ah merde, un tour report, pas ma bio. Reprenons donc depuis le début je disais.

Jour 1
Y en a qui font le Vendée Globe. Ils prennent un bateau en solitaire, font le tour du monde et en sont super contents. Nous, perso, on aime pas trop la Vendée, et le seul Globe que je connaisse, c’est un chouette bar au Touquet. On décide quand même de monter dans un bateau pour aller en Irlande faire des concerts.
RDV au local de répète. Enfin le local où on stocke notre matos, parce qu’on répète pas des masses quand même. Une fois tous là, nous abordons les questions les plus cruciales. En gros on se compte pour savoir si on est tous là. 1, 2, 3, 4, 5. Le compte y est.
Ced fait remarquer que la cabine qui nous est assignée dans le ferry ne comporte que 4 couchettes. Il suggère donc de tirer à la courte paille pour savoir qui dormira par terre. Il ramasse 5 brins d’herbe, les coupe et nous propose de les choisir. Ced perd. Ca nous fait bien marrer, surtout qu’on est persuadé qu’il a pourtant essayé de tricher. Après l’avoir convaincu que non, la courte paille ne se jouait pas en 3 manches gagnantes, on démarre le camion.
L’Irlande, ca fait quand même envie. De la bonne bière, des gens sympas, des paysages de carte postale. Si ce n’était U2 et un climat de merde, ce serait le paradis. Nom d’un médiator, on a fait trente bornes et en parlant de climat, je me rends compte que j’ai oublié ma veste au local. Pas grave, ils ont le chauffage là-bas hein (retenez bien ça, ça a son importance).
Bordel, pour un mec qui voulait pas écrire un tour report, je tartine grave.
Avance rapide : on attend des plombes pour monter dans le bateau,, la bouffe est chère, Ced dors par terre, personne n’a le mal de mer, on voit les côtes d’Irlande. Goose trouve que ça ressemble à Crozon.

Jour 2
On fait trois heures de van. Ced roule à gauche, comme d’hab, sauf que ici c’est légal. On arrive au lieu autogéré où nous devons jouer en acoustique ce soir. Jme souviens plus trop du nom mais ça veut dire salle de jeu en Gaelique. On ne sait pas encore qu’on apercevra beaucoup d’autres salles de jeu plus tard à Belfast.
Le concert : 30 personnes, ambiance bon enfant, les gens esquissent des pas de breakdance sur nos chansons. Ca me met sacrément en confiance (enfin c’est peut être le Jameson aussi), du coup je tente la danse du pizzaiolo. Un succès.
L’après concert ne s’éternise pas. Nous allons donc chez Suzanne et Shitty son chien. Enfin je crois qu’il s’appelle Shitty mais ça peut aussi bien être Shorty, j’ai du mal avec l’accent de Belfast de Suzanne. (oui, je sais, on est à Dublin mais elle est de Belfast, arrêtez de m’interrompre tout le temps).
On boit de la Buckfast (pas le temps de vous expliquer, allez voir sur Wikipedia bande de geeks), on dit n’importe quoi et on va se coucher.
La nuit : on se les gèle. Suzanne, elle est gentille, je dis pas. Mais ses radiateurs sont en rade et elle a décidé, par conviction, de pas les réparer. Je sais pas trop de quelle conviction elle veut parler mais en théorie ça a l’air cohérent. En pratique on se gèle le service trois pièces. Shitty aussi.

Jour 3
On se réveille tôt. On joue à Galway le soir même et on veut en profiter pour visiter un peu le Connemara. Après avoir décongelé Xav au sèche-cheveux, on prend la route, avec Elo au volant.
Elo, c’est notre tourneuse ici. Tourneuse, là encore c’est de la théorie. En pratique elle va être éducatrice spécialisée pendant 5 jours, mais elle le sait pas encore. Nous on sait et ça nous fait déjà bien marrer.
Le Connemara donc. C’est joli, il y a même un rayon de soleil. Goose, qui trouve toujours que ça ressemble à Crozon, propose de faire un video de nous jouant Alone in my grave. On s’execute, vous pouvez voir ça sur le blog, comme quoi, j’étais pas vraiment obligé d’écrire un tour report pour justifier l’existence de ce truc.
On arrive à Galway. C’est chouette, on mange bien et on joue dans un pub. Deux groupes partagent la scène avec nous.
Groupe 1 : ils ont une guitare synthé et des pantalons à carreaux. Antoine trouve ça cool la guitare synthé. Moi perso, je juge pas, mais si il y a des guitaristes et des claviéristes dans ce monde, c’est bien que ce sont deux choses différentes. Enfin je réfléchis trop parfois. Du coup je commande une Guinness.
Groupe 2 : c’est bien, mi punk, mi reggae. Inner terrestrial tout ça tout ça.
Groupe 3 : C’est nous. Donc c’est génial. En plus y a des gens qui connaissent les paroles des chansons. Je réalise donc qu’ils ont internet ici aussi. Jmen fous un peu mais pour Ced c’est important internet. Je suis hyper content pour lui. Pas assez pou refaire la danse du pizzaiolo quand même.
On finit le concert et on va dormir chez Dan, l’organisateur.
Il est sympa Dan mais il trouve qu’on charge trop lentement le matos. « Slow french fuckers » balance-t-il. Groced, la répartie facile, lui rétorque que le jour où l’Irlande gagnera une coupe du monde, ce rouquin pourra éventuellement la ramener. Pas de bol, outre le fait que Dan n’est pas roux, il est Allemand. Et les Allemands, ils n’ont peut être pas fait que des trucs bien (j’avais 6h d’histoire par semaine en Terminale L) mais ils ont gagné 3 coupes du monde. J’ai un peu de la peine pour Ced mais ça me fait bien marrer. On range Zizou et on se casse.

Jour 4
On joue à Belfast. C’est là que Elo, qui songe de plus en plus à une reconversion dans le social, habite depuis quelques temps. Avec Pierre, son copain, petit ami, concubin, que des trucs très romantiques. Je suis moi même assez porté sur la romance, ça me touche ces choses là.
Arrivés chez eux on fait des trucs plutôt inhabituels pour nous : on boit un thé, on mange et on se lave.  Apparemment je suis le seul à ne pas avoir compris le fonctionnement de la douche. Je ressors de là en sentant bon, certes, mais avec la moitié du corps brulée et l’autre moitié congelée. J’ai un peu honte alors je garde ça pour moi.
Direction le Warzone,  où nous allons donner notre troisième concert.
On partage ici l’affiche avec 3 groupes :
Groupe 1 : le chanteur est facteur et à une cape.
Groupe 2 : carrément bien.
Groupe 3 : Fabuleux (c’était nous) mais les gens ne s’en rendent pas trop compte.
Groupe 4 : Running Riot, groupe de Oi local assez renommé ici. Tout le monde connait les paroles, y a des tubes. J’aime bien. Je suis un peu jaloux, j’aimerais que les gens connaissent aussi nos paroles. Je me rassure en me disant que peut être ici ils ont pas internet. Et puis je me rappelle que Elo habite ici et qu’elle nous a contacté par mail. Et qu’on est quand même au 21ème siècle. Je  reflechis décidement beaucoup trop. Je résous ce facheux problème en buvant de la Buckfast. Si vous êtes allé sur Wikipedia comme préconisé plus haut, vous savez à présent que c’est sacrément dégueulasse. Mais ça marche, du coup je discute avec tout le monde. Et tout le monde me donne RDV le lendemain à Sligo. Elo et Pierre, ces malins, organisent en effet un transport permettant aux gens de Belfast de venir voir le concert de demain.
Hypothèse 1 : à Sligo, tout le monde s’en fout du concert, du coup faut ramener du public.
Hypothèse 2 : les gens finalement nous adorent mais n’ont pas su nous le communiquer ce soir. Pris de remords, ils veulent nous suivre partout. Et dans ce cas, va falloir faire une sacrée courte paille pour décider qui va dormir par terre dans la cabine du ferry. Ced est déjà en train de ramasser des brins d’herbe d’ailleurs.
Hypothèse 3 : Elo et Pierre prennent leur rôle d’éducateurs spécialisés de plus en plus à cœur et décident de se compliquer la tâche en trimbalant une palanquée de gaziers aussi débiles que nous.
Bref, on se rentre. Enfin pas moi, Antoine et Groced qui voulons découvrir la vie nocturne Belfastinièse (copyright ma gueule).
Pas de bol, ici la nuit commence à 15h. Résultat, à 2h du mat, tout le monde va se coucher. Après avoir observé des scènes assez coquasses de fin de soirée nord-irlandaise (en 3 mots : dignité, classe, sobriété.) que nous apprécions en fins connaisseurs, nous prenons un taxi pour aller nous coucher.

Kevin.
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A propos thedeclinepunkrock

The Decline ! was born in 2009 in Rennes (Britanny, France), Their first EP, « An old indian cemetery », released in the middle of 2010, shows what it is all about : genuine punk-rock music with a folk and country flavour. Their first full length "Broken hymns for beating hearts" is a mix between punk rock and acoustic folk tunes.
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2 commentaires pour Irlande partie 1…

  1. roland dit :

    bonne tournée l’irlande est eusstrraaaa !!!!!!!!!!!! one guiness,one hot whiskey !!!!!!!!!! kenavo ,roland

  2. Ell'O dit :

    Quelques heures après mon retour, je me pose enfin pour lire le Report !! Très bonne plume ce Kev ! Après 5 jours, je n’ai pas joué à l’éduc mais bien à la Maman ! C’était bon d’être avec vous les gars ! A l’année prochaine avec grand plaisir et avec plus de Guinness et pi’ qui sait, Grooced aura peut être grandi 😀 xxTake carexxx Ell’O

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